89. Emmanuel Alfred BEURDELEY (dit Alfred II)

Table tricoteuse de forme rectangulaire à panneau mobile formant abattant en façade, à décor marqueté en amarante sur fond de citronnier d'un treillage de quartefeuilles. Elle est ornée en ceinture de seize médaillons circulaires en cuivre émaillé à décor polychrome et or d'après Coteau dans des encadrements de bronze doré. Les montants ajourés sont réunis par une barrette d'entrejambe couronnée d'une corbeille ajourée en bronze doré.

Ornementation de bronzes ciselés et dorés tels que rosaces, perles, feuillages et couronne.

Estampillée A. BEURDELEY A PARIS.

Style Louis XVI, époque fin du XIXe siècle.

(Usures et petites fêlures sur les médaillons en cuivre émaillé, quelques rayures et petites fentes).

H : 74 cm - L : 56,5 cm - P : 35,5 cm.

La table en auge que nous présentons est celle reproduite in L'Ameublement d'art français 1850-1900, Camille Mestdagh, Les éditions de l'Amateur, Paris, 2010, page 68 (fig. 71).

Provenance : Vente A. Beurdeley, 6 au 9 mai 1895, Etude Chevallier, Galerie Georges Petit,

lot 283.

Cette table s'inscrit parmi les créations originales d'Alfred II Beurdeley, s'inspirant du passé par la structure même, destinée pour servir aux ouvrages des dames, inventée, semble-t 'il, par Jean-Henri Riesener pour Marie-Antoinette à l'occasion de la naissance du Dauphin en 1781. Mais en introduisant des éléments novateurs à l'image du motif marqueté ou du découpage des montants, inconnus au XVIIIe siècle. Particulièrement étonnant, le pendant de cette table fut réalisé par un certain J. Werner avec l'emploi de médaillons dans le goût de Wedgwood.

Par le choix des matériaux, Beurdeley montre également un emprunt au XVIIIe siècle avec le remploi de médaillons en cuivre émaillé dont l'auteur est probablement le célèbre émailleur Joseph Coteau. Comme souvent chez Beurdeley, nous observons l'utilisation d'élément datant du XVIIIe siècle associée à une structure contemporaine.

Joseph Coteau (1740-1812), fut l'un des plus célèbres peintres en cadran de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il exerça également comme peintre sur bijoux et sur porcelaine. Il s'installa rue Poupée à Paris en 1778.

Bibliographie :

PAYNE, C., Paris, la quintessence du meuble au XIXe siècle, éditions Monelle Hayot, 2018. 

(table de J. Werner reproduite page 548/ Christie's Londres, 1er octobre 2002, lot 96).
Live vendredi 18 mars・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°89

89. Emmanuel Alfred BEURDELEY (dit Alfred II) Table tricoteuse de forme rectangulaire à panneau mobile formant abattant en façade, à décor marqueté en amarante sur fond de citronnier d'un treillage de quartefeuilles. Elle est ornée en ceinture de seize médaillons circulaires en cuivre émaillé à décor polychrome et or d'après Coteau dans des encadrements de bronze doré. Les montants ajourés sont réunis par une barrette d'entrejambe couronnée d'une corbeille ajourée en bronze doré. Ornementation de bronzes ciselés et dorés tels que rosaces, perles, feuillages et couronne. Estampillée A. BEURDELEY A PARIS. Style Louis XVI, époque fin du XIXe siècle. (Usures et petites fêlures sur les médaillons en cuivre émaillé, quelques rayures et petites fentes). H : 74 cm - L : 56,5 cm - P : 35,5 cm. La table en auge que nous présentons est celle reproduite in L'Ameublement d'art français 1850-1900, Camille Mestdagh, Les éditions de l'Amateur, Paris, 2010, page 68 (fig. 71). Provenance : Vente A. Beurdeley, 6 au 9 mai 1895, Etude Chevallier, Galerie Georges Petit, lot 283. Cette table s'inscrit parmi les créations originales d'Alfred II Beurdeley, s'inspirant du passé par la structure même, destinée pour servir aux ouvrages des dames, inventée, semble-t 'il, par Jean-Henri Riesener pour Marie-Antoinette à l'occasion de la naissance du Dauphin en 1781. Mais en introduisant des éléments novateurs à l'image du motif marqueté ou du découpage des montants, inconnus au XVIIIe siècle. Particulièrement étonnant, le pendant de cette table fut réalisé par un certain J. Werner avec l'emploi de médaillons dans le goût de Wedgwood. Par le choix des matériaux, Beurdeley montre également un emprunt au XVIIIe siècle avec le remploi de médaillons en cuivre émaillé dont l'auteur est probablement le célèbre émailleur Joseph Coteau. Comme souvent chez Beurdeley, nous observons l'utilisation d'élément datant du XVIIIe siècle associée à une structure contemporaine. Joseph Coteau (1740-1812), fut l'un des plus célèbres peintres en cadran de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il exerça également comme peintre sur bijoux et sur porcelaine. Il s'installa rue Poupée à Paris en 1778. Bibliographie : PAYNE, C., Paris, la quintessence du meuble au XIXe siècle, éditions Monelle Hayot, 2018. (table de J. Werner reproduite page 548/ Christie's Londres, 1er octobre 2002, lot 96).

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89. Emmanuel Alfred BEURDELEY (dit Alfred II) Table tricoteuse de forme rectangulaire à panneau mobile formant abattant en façade, à décor marqueté en amarante sur fond de citronnier d'un treillage de quartefeuilles. Elle est ornée en ceinture de seize médaillons circulaires en cuivre émaillé à décor polychrome et or d'après Coteau dans des encadrements de bronze doré. Les montants ajourés sont réunis par une barrette d'entrejambe couronnée d'une corbeille ajourée en bronze doré. Ornementation de bronzes ciselés et dorés tels que rosaces, perles, feuillages et couronne. Estampillée A. BEURDELEY A PARIS. Style Louis XVI, époque fin du XIXe siècle. (Usures et petites fêlures sur les médaillons en cuivre émaillé, quelques rayures et petites fentes). H : 74 cm - L : 56,5 cm - P : 35,5 cm. La table en auge que nous présentons est celle reproduite in L'Ameublement d'art français 1850-1900, Camille Mestdagh, Les éditions de l'Amateur, Paris, 2010, page 68 (fig. 71). Provenance : Vente A. Beurdeley, 6 au 9 mai 1895, Etude Chevallier, Galerie Georges Petit, lot 283. Cette table s'inscrit parmi les créations originales d'Alfred II Beurdeley, s'inspirant du passé par la structure même, destinée pour servir aux ouvrages des dames, inventée, semble-t 'il, par Jean-Henri Riesener pour Marie-Antoinette à l'occasion de la naissance du Dauphin en 1781. Mais en introduisant des éléments novateurs à l'image du motif marqueté ou du découpage des montants, inconnus au XVIIIe siècle. Particulièrement étonnant, le pendant de cette table fut réalisé par un certain J. Werner avec l'emploi de médaillons dans le goût de Wedgwood. Par le choix des matériaux, Beurdeley montre également un emprunt au XVIIIe siècle avec le remploi de médaillons en cuivre émaillé dont l'auteur est probablement le célèbre émailleur Joseph Coteau. Comme souvent chez Beurdeley, nous observons l'utilisation d'élément datant du XVIIIe siècle associée à une structure contemporaine. Joseph Coteau (1740-1812), fut l'un des plus célèbres peintres en cadran de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il exerça également comme peintre sur bijoux et sur porcelaine. Il s'installa rue Poupée à Paris en 1778. Bibliographie : PAYNE, C., Paris, la quintessence du meuble au XIXe siècle, éditions Monelle Hayot, 2018. (table de J. Werner reproduite page 548/ Christie's Londres, 1er octobre 2002, lot 96).
Vente vendredi 18 mars・14:00 (Europe/Paris)
Salle 1 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris