71. LOUIS VUITTON (70, CHAMPS-ÉLYSÉES)

 Petite valise en vuittonite orange, marquée « X » et

numérotée 1, avec les couleurs du propriétaire.

Serrure à cache-poussière.

Étiquette numérotée 754732.

Poignée en cuir naturel.

Signée.

(Manque la clé).

17 x 34,5 x 59 cm.

 Malle-Auto spéciale pour la Croisière Noire Citroën,

Paris-Tombouctou, circa 1924.

Champs Elysées n°754786 - 754718 circa 1924

Edition Croisière Noire

 «En France, l'année 1924 (...) de la Croisière noire, qui

forgea la gloire du constructeur André Citroën. Partie

le 28 octobre 1924 de Colomb-Béchar en Algérie, en

bordure du Sahara, la Croisière noire parcourt 20

000 kilomètres jusqu'à son arrivée le 26 juin 1925 à

Tananarive, Madagascar, au terme de 235 jours, non

sans avoir tracé une voie nouvelle traversant l'Afrique

centrale.

 Dans le privé Monsieur et Madame Citroën sont

des fidèles clients de Louis Vuitton. En 1923, une

confortable commande, portant sur une série de

bagages allant d'une malle aéro au lunch-case,

renseigne sur un projet du couple de prendre

personnellement part à la Croisière noire après

la frustration du voyage inaugural de la ligne

transsaharienne avortée. Parallèlement, cette même

année, à la demande expresse d'André Citroën, la

Maison Vuitton s'est attelée à la conception et à la

préparation des malles et coffres de tout acabit destinés

au raid et relevant, par leur nature exceptionnelle, des

commandes spéciales.

 (...) Gaston Louis-Vuitton soulève et s'inquiète de

plusieurs points cruciaux : «Les voitures III et VIII

n'ont pas de pharmacie individuelle. Faut-il en prévoir au

même emplacement que les autres voitures ?» Ou encore

: «Les voitures AV BVI CVIIII sont indiquées avec deux

valises-toilettes chacune : n'est-ce pas une erreur ?».

 Une autre demande est formulée : «Les voitures I et II

de Monsieur Haardt & Monsieur Audouin-Dubreuil

sont prévues avec des valises-toilettes devant

contenir : trois grands flacons, quatre petits. Quelles

contenances ? Faut-il ces flacons en cristal ou en

métal - aluminium, melchior ou argent ?». S'ensuivent

des questions sur les clés.

 Notamment pour les coffres contenant médicaments

et poisons. Le 10 septembre 1924, Georges-Marie

Haardt, adresse à la Maison Vuitton la liste complète

de ce que devra renfermer sa valise toilette. Une

kyrielle de flacons à bouchons munis de stilligoutte

et contenant lotions capillaires et oculaires, eau de

Cologne, etc.; un verre à dents, un bol à raser, des

brosses à habits, à cheveux, à ongles, des accessoires

de manucure, une petite pharmacie comprenant tubes

de comprimés de quinine, d'aspirine, etc. une pince

à échardes. Et d'imaginer le soin pointilleux que

ce meneur dut mettre à dresser des listes de tout ce

qui sera embarqué à bord des huit autochenilles et

l'ingéniosité que Vuitton dut développer pour que cet

inventaire sévèrement exhaustif puisse être logé dans

les quelque 150 malles livrées à Citroën. Des malles

recouvertes d'une toile enduite de teinte différence,

chaque véhicule s'étant vu attribuer une couleur

précise : rouge, jaune, et contenant lits de camp, tables

de travail, sièges pliants, vêtements de rechange,

nécessaires de toilette, accessoires divers, outils,

vaisselle, médicaments, eau potable, ... mais aussi des

boîtes pour des bottes, des coffres-lavabos, des boîtes

contenant cartouches de fusil et de revolver, etc.»

 Bibliographie : « Louis Vuitton -100 Malles de

Légende» aux Editions de la Martinière.
Live vendredi 1 juillet・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°71

71. LOUIS VUITTON (70, CHAMPS-ÉLYSÉES) Petite valise en vuittonite orange, marquée « X » et numérotée 1, avec les couleurs du propriétaire. Serrure à cache-poussière. Étiquette numérotée 754732. Poignée en cuir naturel. Signée. (Manque la clé). 17 x 34,5 x 59 cm. Malle-Auto spéciale pour la Croisière Noire Citroën, Paris-Tombouctou, circa 1924. Champs Elysées n°754786 - 754718 circa 1924 Edition Croisière Noire «En France, l'année 1924 (...) de la Croisière noire, qui forgea la gloire du constructeur André Citroën. Partie le 28 octobre 1924 de Colomb-Béchar en Algérie, en bordure du Sahara, la Croisière noire parcourt 20 000 kilomètres jusqu'à son arrivée le 26 juin 1925 à Tananarive, Madagascar, au terme de 235 jours, non sans avoir tracé une voie nouvelle traversant l'Afrique centrale. Dans le privé Monsieur et Madame Citroën sont des fidèles clients de Louis Vuitton. En 1923, une confortable commande, portant sur une série de bagages allant d'une malle aéro au lunch-case, renseigne sur un projet du couple de prendre personnellement part à la Croisière noire après la frustration du voyage inaugural de la ligne transsaharienne avortée. Parallèlement, cette même année, à la demande expresse d'André Citroën, la Maison Vuitton s'est attelée à la conception et à la préparation des malles et coffres de tout acabit destinés au raid et relevant, par leur nature exceptionnelle, des commandes spéciales. (...) Gaston Louis-Vuitton soulève et s'inquiète de plusieurs points cruciaux : «Les voitures III et VIII n'ont pas de pharmacie individuelle. Faut-il en prévoir au même emplacement que les autres voitures ?» Ou encore : «Les voitures AV BVI CVIIII sont indiquées avec deux valises-toilettes chacune : n'est-ce pas une erreur ?». Une autre demande est formulée : «Les voitures I et II de Monsieur Haardt & Monsieur Audouin-Dubreuil sont prévues avec des valises-toilettes devant contenir : trois grands flacons, quatre petits. Quelles contenances ? Faut-il ces flacons en cristal ou en métal - aluminium, melchior ou argent ?». S'ensuivent des questions sur les clés. Notamment pour les coffres contenant médicaments et poisons. Le 10 septembre 1924, Georges-Marie Haardt, adresse à la Maison Vuitton la liste complète de ce que devra renfermer sa valise toilette. Une kyrielle de flacons à bouchons munis de stilligoutte et contenant lotions capillaires et oculaires, eau de Cologne, etc.; un verre à dents, un bol à raser, des brosses à habits, à cheveux, à ongles, des accessoires de manucure, une petite pharmacie comprenant tubes de comprimés de quinine, d'aspirine, etc. une pince à échardes. Et d'imaginer le soin pointilleux que ce meneur dut mettre à dresser des listes de tout ce qui sera embarqué à bord des huit autochenilles et l'ingéniosité que Vuitton dut développer pour que cet inventaire sévèrement exhaustif puisse être logé dans les quelque 150 malles livrées à Citroën. Des malles recouvertes d'une toile enduite de teinte différence, chaque véhicule s'étant vu attribuer une couleur précise : rouge, jaune, et contenant lits de camp, tables de travail, sièges pliants, vêtements de rechange, nécessaires de toilette, accessoires divers, outils, vaisselle, médicaments, eau potable, ... mais aussi des boîtes pour des bottes, des coffres-lavabos, des boîtes contenant cartouches de fusil et de revolver, etc.» Bibliographie : « Louis Vuitton -100 Malles de Légende» aux Editions de la Martinière.

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71. LOUIS VUITTON (70, CHAMPS-ÉLYSÉES) Petite valise en vuittonite orange, marquée « X » et numérotée 1, avec les couleurs du propriétaire. Serrure à cache-poussière. Étiquette numérotée 754732. Poignée en cuir naturel. Signée. (Manque la clé). 17 x 34,5 x 59 cm. Malle-Auto spéciale pour la Croisière Noire Citroën, Paris-Tombouctou, circa 1924. Champs Elysées n°754786 - 754718 circa 1924 Edition Croisière Noire «En France, l'année 1924 (...) de la Croisière noire, qui forgea la gloire du constructeur André Citroën. Partie le 28 octobre 1924 de Colomb-Béchar en Algérie, en bordure du Sahara, la Croisière noire parcourt 20 000 kilomètres jusqu'à son arrivée le 26 juin 1925 à Tananarive, Madagascar, au terme de 235 jours, non sans avoir tracé une voie nouvelle traversant l'Afrique centrale. Dans le privé Monsieur et Madame Citroën sont des fidèles clients de Louis Vuitton. En 1923, une confortable commande, portant sur une série de bagages allant d'une malle aéro au lunch-case, renseigne sur un projet du couple de prendre personnellement part à la Croisière noire après la frustration du voyage inaugural de la ligne transsaharienne avortée. Parallèlement, cette même année, à la demande expresse d'André Citroën, la Maison Vuitton s'est attelée à la conception et à la préparation des malles et coffres de tout acabit destinés au raid et relevant, par leur nature exceptionnelle, des commandes spéciales. (...) Gaston Louis-Vuitton soulève et s'inquiète de plusieurs points cruciaux : «Les voitures III et VIII n'ont pas de pharmacie individuelle. Faut-il en prévoir au même emplacement que les autres voitures ?» Ou encore : «Les voitures AV BVI CVIIII sont indiquées avec deux valises-toilettes chacune : n'est-ce pas une erreur ?». Une autre demande est formulée : «Les voitures I et II de Monsieur Haardt & Monsieur Audouin-Dubreuil sont prévues avec des valises-toilettes devant contenir : trois grands flacons, quatre petits. Quelles contenances ? Faut-il ces flacons en cristal ou en métal - aluminium, melchior ou argent ?». S'ensuivent des questions sur les clés. Notamment pour les coffres contenant médicaments et poisons. Le 10 septembre 1924, Georges-Marie Haardt, adresse à la Maison Vuitton la liste complète de ce que devra renfermer sa valise toilette. Une kyrielle de flacons à bouchons munis de stilligoutte et contenant lotions capillaires et oculaires, eau de Cologne, etc.; un verre à dents, un bol à raser, des brosses à habits, à cheveux, à ongles, des accessoires de manucure, une petite pharmacie comprenant tubes de comprimés de quinine, d'aspirine, etc. une pince à échardes. Et d'imaginer le soin pointilleux que ce meneur dut mettre à dresser des listes de tout ce qui sera embarqué à bord des huit autochenilles et l'ingéniosité que Vuitton dut développer pour que cet inventaire sévèrement exhaustif puisse être logé dans les quelque 150 malles livrées à Citroën. Des malles recouvertes d'une toile enduite de teinte différence, chaque véhicule s'étant vu attribuer une couleur précise : rouge, jaune, et contenant lits de camp, tables de travail, sièges pliants, vêtements de rechange, nécessaires de toilette, accessoires divers, outils, vaisselle, médicaments, eau potable, ... mais aussi des boîtes pour des bottes, des coffres-lavabos, des boîtes contenant cartouches de fusil et de revolver, etc.» Bibliographie : « Louis Vuitton -100 Malles de Légende» aux Editions de la Martinière.
Vente vendredi 1 juillet・14:00 (Europe/Paris)
Salle 4 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris